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Publié le 08 octobre 2010
Pour faire suite au billet "Gestion de projet : maturité ou médiocrité", je propose de se pencher sur la question de la mesure du taux de réussite des projets au sein d'un entreprise.
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Un état des lieux limpide
Si les données sur les taux de réussite des projets sont rares, celles sur le taux de succès d'une entreprise en management de ses projets sont inexistantes. Quelle est la performance projet de tel groupe industriel, quelle est l'efficacité de telle société pharmaceutique etc...
Mystère !
On pourrait penser que les données sont confidentielles, mais je pencherais plutôt sur des données inexistantes. On ne mesure pas la performance d'une entreprise à ce niveau-là. Pourtant, un taux de réussite projet élevé est un indicateur précieux pour évaluer l'avenir de l'entreprise, de sa capacité à changer, à sortir de nouveaux produits, à investir avec un R.O.I optimum. La qualité de gestion des projets n'est pas encore dans les indicateurs de suivi des entreprises du CAC40.
Mais comment mesurer cette performance d'entreprise ?
Quel indicateur choisir ?
La question peut sembler simple mais ne l'est pas. L'étude du standish Group proposait de classer les projets en successfull, challenged et cancelled.
Résultat, une attaque en règle et des pages de querelle d'experts en management de projet sur le sujet, sur les données sources, sur l'utilisation de statistiques (voir étude "The rise and fall of the Chaos report figures" de l'université d'Amsterdam.
Car un projet réussi est un concept très flou et discutable. J'ai pour habitude de dire que le projet est réussi si le sponsor est content...De là à en faire un indicateur consolidé au sein de l'entreprise...
Mais je m'étais amusé dans mon premier livre, le Guide du chef de projet, à corréler les chiffres du Standish group, mais aussi ceux de l'étude du taux de réussite des grands projets d'infrastructures de l'école Polytechnique de Montréal, suivant deux axes :
* D'un coté le taux de succès
* de l'autre le taux d'arrêt
Cette petite corrélation semblait montrer que taux de succès et taux d'arrêt pouvait se lier par une courbe théorique.
La formule de la courbe a peu d'importance en réalité. La conclusion est plutôt qu'il est impossible de mesurer un taux de succès de projets, mais que par contre on peut en avoir une idée assez fiable en mesurant le taux d'arrêt des projets.
L'indicateur : taux d'arrêt avant terme
La corrélation indiquait que lorsqu'on obtenait un taux d'arrêt de projet de 66% environ, le taux de succès (respect du tryptique Coût/délais/qualité) est nul
A l'inverse, le taux d'arrêt des projets semble impossible à descendre en dessous de 5%, ce qui est assez réaliste quand on connait l'univers du management de projet.
Mais entre un taux d'arrêt des projets de 5% et 66%, il y a comme un gap. Je vous laisse regarder la courbe en illustration. Elle mériterait un petit rafraîchissement certes !
La question est donc de savoir comment mesurer le taux d'arrêt des projets. Et c'est là que les contrôleurs de gestion sont au coeur du sujet. La semaine prochaine donc, zoom sur ces acteurs clés de la vie des projets au sein des entreprises.
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