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Gestion des aléas - Du vécu

Publié le 23 avril 2010

Bien entendu, le sujet n'est pas très original en ce moment. Comme 80 000 autres, je me suis retrouvé coincé par ce P... de nuage islandais qui, comme le camion, nous a surpris au tournant.

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Très simplement en vacances à Marrakech, mon retour dimanche a été quelques peu compromis. J'avoue avoir pris une bonne leçon de modestie sur la gestion des Aléas. Pourtant un fondamental de management de projet. L'occasion de rendre quelques compliments.

Du calme, du calme, et du calme...
Premiers compliments aux marocains tout d'abord dont le calme est impressionnant dans ces situations là, avec une retenue et une politesse dont bien des Français auraient à tirer profit- Des softs skills bien maîtrisés ! (Il y a encore des Français qui se croient sous protectorat et la réaction des Marrachis a toujours été élégante. Respect !).
Pas de doutes, s'énerver ne sert à rien pour gérer les imprévus, et la gestion de groupes de 200 personnes un peu tendues ne s'improvise pas. Coté gestion de projet, on a  beaucoup à apprendre de ces savoir-être de management (en tous cas, bien plus que de savoir calculer une dérive en coûtenance). D'ailleurs, je reviendrai sur ce thème dans mon prochain billet.

De l'anticipation
Mes éloges à la Fram ensuite, dont les responsables locaux ont du finir avec un cancer des oreilles si les portables sont vraiment nocifs. Une logistique vraiment au point, une grosse mécanique bien huilée et des moyens. L'ensemble presque transparent vis-à-vis des clients. Un léger défaut de communication organisée vers ces clients mais mineur(Affichage des informations perfectible).
Cela me confirme dans l'idée que la gestion des situations tendues, c'est une bonne communication pour le haut de l'iceberg et une organisation bien rôdée en-dessous. Autre image, le calme du canard au dessus de la surface de l'eau, la frénésie des battements de pattes au dessous !
A condition d'avoir une situation bien rôdée en temps normal et une gestion de crise au point. Ce résultat, c'est sans aucun doute des mois de préparation au cas où...


Un objectif clair
Au secteur aérien dans l'ensemble enfin. Vu le nombre d'acteurs différents : agences de voyages, compagnies, opérateurs, douane, aéroports, hôteliers, transporteurs, etc... je suis épaté que - dans mon cas tout au moins - on ne soit pas arrivé au blocage du système face au problème. Cela me confirme enfin dans l'idée qu'il faut donner un objectif commun pour fédérer et déplacer des montagnes. Avec l'objectif de faire rentrer tous ces touristes, tout le monde met de l'eau dans son vin et on y arrive.

Et un bon 'chef de projet'
Pour conclure, je soulignerai aussi le rôle du chef de projet. Si vous avez un chef de projet identifié (= Tour opérateur), celà vous donne une chance de gérer la situation. Si vous avez un bon chef de projet (Fram Maroc), tout se passe au mieux.
Avec un chef de projet moyen (Sur d'autre tours opérateur selon témoignages dans les files d'attente, ou une compagnie "j'men foutiste"), c'est compliqué, tendu et incertain.
Sans chef de projet (Tous ceux partis seuls sans tour opérateur), c'est insurmontable. Avec peu de chance de s'en sortir sans aide, ou alors avec un niveau de stress élevé et quelques nuits par terre dans un aéroport. Dans l'attente de l'action du gouvernement local ou de l'ambassade.

Je retiendrai l'image du délégué Fram de l'aéroport de Marrakech ces 20 & 21 avril 2010. Impressionnant ! Une énergie formidable, 1000 tâches à la fois (qui a dit que les hommes sont monotâches!) et surtout des résultats : les avions décollent dans les meilleures conditions possibles. La petite goutte d'huile qui a empéché le système de bloquer. Il aurait été un petit grain de sable...ou se serait contenté des outils informatiques...

Bref, un bel enseignement cet aléa climatique.

La semaine prochaine dans le blog du chef de projet :  Management de projet : Et si on ouvrait les fenêtres ?

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