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Le Blog du chef de projet

Méthode SCRUM - Kesaco ?

Publié le 08 janvier 2010

Comme quoi les informaticiens sont créatifs et pousse le management de projet à évoluer !

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Un de mes clients, en marge d'une autre réunion, me dit employer la méthode
SCRUM pour mener son projet et précise réunir son équipe pour des stand-up meetings quotidiens. Comme seuls les ânes connaissent tout, j'avoue mon ignorance sur sa méthode mais je suis bluffé par ces réunions quotidiennes. Après m'avoir précisé qu'ill s'agit d'une méthode agile, je vois mieux mais je me dois de creuser le sujet.

Je ne vais pas copier/coller les définitions des méthodes
agiles de développement logiciel et de la méthode Scrum  sur Wikipédia en dehors de cet extrait : "Scrum est un processus itératif : les itérations sont appelées des sprints et durent en théorie 30 jours calendaires. En pratique, les itérations durent généralement entre 2 et 4 semaines. Chaque sprint possède un but et on lui associe une liste d'items de backlog de produit (fonctionnalités) à réaliser. Ces items sont décomposés par l'équipe en tâches élémentaires de quelques heures, les items de backlog de sprint."

A noter que Scrum veut dire Mélée en rubgy, tout un programme. Quelques remarques prélables sur cette méthode de développement agile :
   * Tout d'abord la vitesse d'exécution, on parle de Sprint toutes les mois, avec des réunions de coordination quotidiennes, sous la forme de réunion débout (stand-up) de 30'.
   * Ensuite le niveau de détail du contenu puisque chaque sprint est décomposé en éléments de 1 à 2 j de travail.
   * Enfin, la volonté affichée de protéger l'équipe Scrum des perturbations extérieures, rôle du
ScrumMaster.Il y a même des certifications ScumMaster ! (Pas de doute, on en apprend tous les jours !)

Mon questionnement de fond est le suivant : est-ce encore de la gestion de projet ou de la gestion de production. On retrouve en effet plusieurs caractéristiques de la
gestion de production :
   * La fréquence qui correspond à la fréquence d'un cycle de production (le mois ou la semaine selon les domaines mais c'est l'ordre de grandeur) par opposition au cycle projet qui lui dure plusieurs mois en général,
   * Le niveau de détail des tâches, qui nous rapproche plus de
l'ordonnancement que des organigrammes de tâches de projet,
   * La volonté d'isoler les équipiers, n'est-ce pas pour qu'ils produisent mieux ?

Peut-on encore parler de projet, en tous cas au niiveau de l'équipe de développement, quand on se retrouve à un rôle de production aussi strict. Pour autant, l'exemple est à retenir. Il existe chez les SI un savoir-faire à l'interface de la gestion de production et de la gestion de projet qui est intéressant. Mais pas de tout repos pour l'équipe (et un peu appauvrissant peut-être, au fond de la mine ?)...

La semaine prochaine sur le blog du chef de projet : Coaching / Compagnonnage : où est la limite ?

 

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COOPIL : 5 ans !

Publié le 05 janvier 2010

Mazette, qui l'aurait parié !!  5 ans de conseil indépendant et toujours en vie !

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Pour autant, comme coach projet,  je partais avec quelques handicaps certains :
   * De formation ingénieur
INSA Génie Civil. Autrement dit, aucune notion de commercial, de vente, de marketing. Comme je le dis souvent, j'ai fait d'énormes progrès; je suis maintenant médiocre dans ces derniers domaines.
   * Au sein d'un grand groupe -
Sanofi pasteur - donc avec un réseau à peu près inexistant en dehors de ce grand groupe . A l'époque, il se résumait à un nom de DRH hors Sanofi ! Aujourd'hui, je chéris mon onglet 'Contacts' et les 100 chefs de projets, 50 grands donneurs d'ordre, 150 prospects qu'il contient.

Mais aussi quelques atouts : la 'patate' comme on dit, le soutien de Madame et de mon associé Jacky, une expérience confirmée de chef de projet d'organisation, une certification en management de projet et gestion de projet, l'aide du même grand groupe qui m'a permis d'être à la fois créateur et salarié le temps de me faire la main avec l'aide de la cellule
Essaimage et RH, le support de la CCI de Lyon...

Au final, factuellement, un CA en hausse de 30% par an sur 5 ans, une très bonne année 2009 et, j'espère, une excellente année 2010. Bref, les choses sérieuses commencent.

Coté bonnes idées, j'en retiendrai 3 :
   * Le concept de compagnonnage ou de coaching projet. Une excellente formule, bientôt 100 chefs de projets accompagnés, 100% de réussite. Et un retour très valorisant de mes clients.
   * Avoir su utiliser tous les moyens offerts pour réussir mon démarrage (CCI, essaimage etc...),
   * Les journées parranainage où j'invitais mes clients & prospects pour une journée d'échange offerte au Novotel Gerland. J'ai arrêté depuis par manque de temps, mais je vais relancer la mécanique en grand ! De toutes façons, en conseil : seul le bouche à oreille marche !

Coté plantages, j'en retiendrai aussi 3 :
   * Le choix du nom de la société à l'origine : Kasliq. Certes, c'est le nom de la ville où j'habitais au
Liban, mais ce n'est pas très commercial. Et moi, avce mon léger cheveu sur la langue, c'est provocateur ! J'ai compris mon erreur lors d'une réunion à la CCI où un badge m'a été donné mais sans les voyelles, ce qui donnait : KSLQ. Je vous laisse prononcer à haute voix, cela ne s'invente pas !
   * Le coté "Mickey Mousse" - Tout le monde est gentil et m'attend les bras ouverts - Or j'ai gagné mes clients à la force du poignet. Le problème ; c'est bien de trouver des clients. Le reste suit. Ce constat, lorsqu'on vient du marketing ou du commerce, c'est une évidence. Coté ingénieur par contre...
   * Tous les essais de promotion commerciale (telemarketing, hard selling, site internet, google adwords, publications etc..) essayés avec constance depuis 5 ans. Seul le bouche à oreille fonctionne dans mon cas !

Et pour finir, s'il faut remercier 3 personnes, je remercierai :
   * Ma première cliente - Sophie -  et mon premier client grand compte - Philippe - qui ont rendu possible ceci ( C'est beau, on se croirait aux Oscars, sortez les mouchoirs sniff...). Et également tous les chefs de projets occasionnels et donneurs d'ordre m'ayant fait confiance depuis. Avec un petit plus pour le projet Christophe Colomb, ils se reconnaitront, mis en production aujourd'hui après 30 mois d'efforts !
   * Valérie de la CCI. Elle m'a vraiment permis de redescendre de mon petit nuage ingénieur lors de la création et de bien démarrer,
   * Sanofi Pasteur dans son ensemble.

Sans oublier ma famille ayant stoïquement supporté mes humeurs les (rares) jours où je me rongeais un peu les sangs dans l'attente de signatures de contrats.

Reste à passer la seconde vitesse...

Re bonne année 2010 à tous.

La semaine prochaine sur le blog du chef de projet : méthode SCRUM : Kesako ?

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Nouvelle année, nouveaux chefs de projets !

Publié le 30 décembre 2009

Tout d'abord, meilleurs voeux à tous et bonne année 2010. Et tout particulièrement à vous qui venez d'être nommé chef de projet !

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Vous avez bien lu : nommé, pas promu.

La différence est subtile mais à son importance. Devenir chef de projet occasionnel vous permettra peut-être un jour d'être promu à un poste supérieur, parfois très supérieur, mais à court terme, ce n'est pas un cadeau ! Vous allez travailler plus, pour gagner pas un rond de plus. En tous cas, vous pouvez toujours essayer de comparer avec les études de salaires -
Ingénieur chef de projet ou Chef de projet SI MOu ou MOe.
Quand à célébrer par un pot de démarrage votre nouveau rôle, c'est à éviter sauf si vous n'avez pas tout compris au jeu. Vous avez beaucoup plus, statistiquement, de chances de vous planter que de réussir (Les statistiques
Standish Group concernent les projets SI mais sont applicables, en moyenne, à l'ensemble des projets hors BTP & R&D et sont repris dans le PMI fact Book). 

Vous vous dites aussi : ils m'ont choisi, j'ai été élu pour mes
grandes compétences...Outre que cette tête enflée n'est vraiment pas un bon point de départ, il faut savoir que le choix des chefs de projets se fait, dans la vraie vie, entre les 2 ou 3 candidats potentiels, principalement sur la disponibilité relative de chacun. Vous avez peut-être été choisi parce que les autres étaient plus indispensables que vous dans leur poste actuel !

Une fois, ce petit préalable fait, et la douche froide passée, je vous félicite. Vous allez découvrir un métier - cela en est un à part entière - usant et fatiguant mais très valorisant quand le projet fonctionne. Trois maximes pour bien commencer l'année et votre nouveau rôle :
   * La réussite d'un projet se joue dans son premier quart,
   * La première qualité du chef de projet, c'est de douter,
   * La réussite d'un projet est celle de l'équipe, l'échec est celui du chef de projet.

Bonne année 2010 !

Semaine prochaine : COOPIL : 5 ans !!!


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Etude de cas projet : Planquez-vous, voilà le planificateur !

Publié le 25 décembre 2009

Cette étude de cas gestion de projet illustre la faible valeur ajoutée de certains planificateurs au sein des projets !

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Le projet : Gros projet militaire de plusieurs dizaines de millions d'Euros, inclus dans un programme multi-sites.

Le contexte : Projet en phase conception/études.

La problématique :
o Je vois débarquer, en courant, dans mon bureau le responsable des études, qui me dit avec le plus grand naturel "Tannguy, je viens me planquer dans ton bureau, M. le planificateur approche, je n'ai pas 2 h à perdre !"
o Situation d'autant plus paradoxale que le M. en question travaille pour le même projet que moi, je suis adjoint au directeur de programme, il y est planificateur. Nous sommes de la même société de service !
o Le problème est que le responsable des études n'accorde aucun crédit au pointage que veut faire M., sur la base de son organigramme des tâches, épais comme un bottin téléphonique !

Bilan :
o M. est mis rapidement sur la touche, son avis comptant à peu près pour zéro et est relegué aux basses oeuvres (mise à jour du planning dans l'outil centralisé, diffusion des compte-rendus etc...)
o Le planning est repris par un autre planificateur, apportant une vraie valeur ajoutée au chef de projet et à son équipe et respectant les bonnes pratiques de planification, sans se focaliser sur l'outil.

Ce qui aurait pu être fait :
o Simplifier la liste des tâches, on ne sait traiter que 5-10 tâches en parallèle pour un seul équipier de toutes façons,
o Ne pas faire d'avancement en dehors des réunions de projet; elles sont faites pour ça,
o Ne pas se prendre pour l'inspecteur des travaux finis "C'est fait, pas fait, pourquoi ?", très pénible pour la victime,
o Se demander où est sa valeur ajoutée ! 

Morale :
o Malheureusement, ce cas n'est pas rare. Je me rappelle toujours de mon frère, au sein de la R&D d'un grand groupe Pharma, qui m'a un jour résumé le rôle du planificateur travaillant sur son projet "Tu sais,  le planificateur, il ne fait que remettre en couleur et joliment ce que je lui ai dit" !
o La planification n'est pas de la peinture artistique, ça se saurait. Surtout moi qui peine à dessiner un bonhomme en formation!
o Les planificateurs compétents ne sont pas si répandus. Dans certains projets industriels complexes, les bons sont même dorlotés comme des princesses.
o Le pharma et l'armement doivent avoir trop d'argent pour payer des postes à faible valeur ajoutée (OK, je généralise, c'est vrai) !

La semaine prochaine : Nouvelle année, nouveaux chefs de projets !

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C'est Noël, il faut livrer !

Publié le 18 décembre 2009

De l'importance des fêtes religieuses & civiles dans le management de projet !

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En planification de projet, deux règles de bases sont à prendre en compte :
    * On finit une tâche un vendredi. Si vous prévoyez la mercredi comme date de fin, pour son responsable par contre, ce qui importe est de finir dans la semaine, donc le vendredi (sauf si vous avez un planning à la journée genre BTP, mais c'est rare en dehors de ce milieu). Automatiquement, vous prenez alors 3 jours ouvrés de retard. Faites-ça 3 fois dans le projet, et vous avez pris 3*3j soit presque 2 semaines. Mécaniquement !

     * Et surtout, on achève les livrables majeurs 6 fois dans l'année : Avant noël, avant les vacances de février, avant Pâques, avant le 1er mai, avant le 14 juillet et avant la Toussaint. En France bien entendu.

Si vous prévoyez une livraison le 4 janvier, c'est mort. Celui qui a la charge de ce lot se dira "Ok, je suis à la bourre, mais on verra à mon retour de vacances, j'ai le droit de souffler, M...alors ! Et il se remettra sur le sujet le 4, et livrera le 8 au mieux. Paf : + 4 jours !

Avec deux effets pervers : on part en vacances sur un sentiment de "Pas fini" et on revient sur du "réchauffé".

A l'inverse, livrer avant Noël, le 18 décembre, cela permet de partir les "fesses propres" et on revient relax ! Et si on est un peu en retard, on a une petite chance de profiter des deux semaines de noël et nouvel an, de toutes façons neutralisées dans le planning, pour récupérer le coup et redémarrer du bon pied le 4 janvier.

Le planning de projet, en France, doit donc se faire en fonction des vacances, ponts et Viaduc. CQFD

Semaine prochaine : Etude de cas : Planquez-vous, voilà le planificateur!

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